Au lendemain d’un premier tour marqué par la percée de Grand Cœur Lyonnais, Lionel Mader, candidat avec la liste Agir pour Genay, a échangé avec Sébastien Michel, maire d’Écully et figure du mouvement métropolitain. Objectif : faire entendre les priorités concrètes des habitants de Genay au sein de la Métropole.
Dans un contexte électoral dynamique, Lionel Mader a tenu à confronter les enjeux locaux de Genay aux perspectives ouvertes par la victoire de Grand Cœur Lyonnais au premier tour des élections métropolitaines. Aux côtés de Sébastien Michel, il a abordé les attentes fortes des habitants du Val de Saône, désormais largement représentés avec douze élus métropolitains.
Le point de départ est clair : le résultat du premier tour. Pour Sébastien Michel, la performance de Grand Cœur Lyonnais dépasse les attentes. Le mouvement s’impose largement dans le Val de Saône et obtient douze élus dès le premier tour. À Genay, ce score prend une résonance particulière. Il valide une dynamique et ouvre une perspective : celle d’un territoire enfin entendu à la Métropole.
Lionel Mader ne tarde pas à ramener le débat au terrain. À Genay, les problématiques sont identifiées et urgentes. Le logement d’abord, avec ses effets directs sur le stationnement. Le développement de l’habitat collectif, mal accompagné, entraîne une saturation des rues. Le manque de places de parking devient un facteur de tension, voire d’insécurité.
Face à ce constat, Sébastien Michel élargit la focale. Pour lui, ces dérives sont le résultat d’un urbanisme imposé, déconnecté des réalités locales. Il appelle à rompre avec cette logique pour revenir à un modèle plus respectueux des communes. Derrière les mots, une ligne politique se dessine : moins de normes descendantes, plus de bon sens territorial.
Le dialogue se poursuit sur un autre sujet sensible : l’entretien de l’espace public. À Genay, comme dans de nombreuses communes, les routes dégradées et le manque d’entretien alimentent le mécontentement. Lionel Mader évoque des axes abîmés, des trottoirs négligés, une impression d’abandon.
Sébastien Michel ne contourne pas le problème. Il parle d’un déficit d’investissement et d’une voirie qui s’est progressivement détériorée. L’objectif, désormais, est de remettre des moyens et de rétablir un niveau de service digne des attentes. Au-delà de la technique, il s’agit de qualité de vie et d’image pour les communes du Val de Saône.
Reste le sujet structurant : les transports. À Genay, la question est centrale. Située à l’entrée nord de la Métropole, la commune reste pourtant mal desservie. Lionel Mader insiste sur cette contradiction : Genay est une porte d’entrée, mais continue d’être traitée comme une périphérie.
Pour Sébastien Michel, le déséquilibre est ancien. Les investissements se sont concentrés sur le cœur urbain, laissant les territoires périphériques en retrait. Il plaide pour une réorientation des politiques de mobilité, capable de répondre aux besoins réels des habitants. Sans opposer les usages, mais en les complémentant.
Au fil de l’échange, une convergence s’affirme. Si Lionel Mader l’emporte à Genay, un relais politique existera à la Métropole pour porter les dossiers locaux. Une articulation assumée entre niveau communal et métropolitain.
À l’approche du second tour, le message se veut clair : la dynamique est engagée, mais reste fragile. Dans un duel annoncé, chaque voix comptera. Pour Lionel Mader, l’enjeu dépasse l’élection municipale. Il s’agit d’inscrire Genay dans une nouvelle phase politique, capable de peser et d’agir à l’échelle métropolitaine.